Livres à paraître

Homélies Saint Gregoire

Saint Grégoire Palamas

Homélies. Le cycle des douze fêtes majeures

Gré­goire Pala­mas (1296 – 1359) est une immense fig­ure de la chré­tien­té byzan­tine, héri­ti­er d’une tra­di­tion de théolo­gie mys­tique qui se résume à l’adage des Pères « Dieu s’est fait homme pour que l’homme puisse devenir Dieu ». Son pro­pre legs a per­duré après la fin de l’Empire byzan­tin dans le monde hel­léno­phone, mais s’est aus­si trans­mis en Russie, puis au XXe siè­cle en Europe occi­den­tale grâce aux penseurs de la dias­po­ra russe à qui il doit sa renom­mée en Occi­dent. Les thèmes cen­traux de sa pen­sée et de son œuvre, la vision de la lumière incréée du mont Tha­bor, et les notions théologiques d’essence et d’énergie sont main­tenant bien con­nus ; les lecteurs fran­coph­o­nes ont accès aujour­d’hui à ses traités. Or, son œuvre la plus con­sid­érable est sans con­teste son homéli­aire, un recueil de soix­ante-trois homélies pronon­cées pour la plu­part durant les dernières années de sa vie, alors qu’il était archevêque de Thessalonique.

Le présent recueil pro­pose une sélec­tion de vingt-qua­tre des homélies de saint Gré­goire Pala­mas cou­vrant les douze fêtes majeures de l’année liturgique (Dodé­caor­ton, en grec). Nous y trou­vons des exégès­es détail­lées de l’Écriture, des développe­ments théologiques dans la plus pure tra­di­tion patris­tique, et, par­fois pour les fêtes mar­i­ales, un cer­tain lyrisme poé­tique. Ces homélies nous don­nent ain­si accès à une vision du monde, et à la foi vécue à l’heure où l’Empire byzan­tin, près de dis­paraître, con­naît une grande renais­sance spir­ituelle, intel­lectuelle et artistique.

Cette tra­duc­tion des homélies de saint Gré­goire Pala­mas en français, remar­quable par sa flu­id­ité, a été réal­isée par Jérôme Cler, agrégé de Let­tres clas­siques et ten­ant d’une maîtrise de Let­tres clas­siques en grec byzan­tin. Elle vient, sans nul doute, combler un vide dans l’édi­tion française des œuvres de saint Gré­goire Palamas.

Tra­duc­tion (grec byzan­tin) : Jérôme Cler
Thèmes : patris­tique, spir­i­tu­al­ité ortho­doxe, hésy­chasme, reli­gion, christianisme
Col­lec­tion : Pat­ri­moine orthodoxe
Paru­tion : 26 octo­bre 2021

Michel Garel

Au nom du père pour le fils : le testament spirituel de Judah Ibn Tibbon

Ce texte impor­tant de la spir­i­tu­al­ité hébraïque, écrit à Lunel dans la sec­onde moitié du XIIe siè­cle, par un savant rab­bin de Grenade, tra­duc­teur, médecin et philosophe, fuyant en Provence les per­sé­cu­tions des Almo­hades, n’avait jamais été traduit en français. Judah Ibn Tib­bon (1120 – 1190) y expose à l’adresse de son fils Samuel (1160 – 1230) des con­seils bien­veil­lants, d’impérieuses recom­man­da­tions et des admo­ni­tions empreintes de sévérité à observ­er dans les divers aspects de la vie juive. La copie unique de cette œuvre, con­servée à Oxford, mon­tre que le père s’y reprend à trois fois pour con­sign­er l’éthique, idéale à ses yeux, qu’il dis­pense à son fils : d’abord quand ce dernier a douze ans, puis pen­dant son ado­les­cence, et enfin quand le futur et génial tra­duc­teur du Guide des Égarés de Maï­monide est mar­ié et père de famille, toutes strates de la rédac­tion mêlées et enchevêtrées.

For­mé aux let­tres clas­siques, spé­cial­iste d’hébreu, et ancien con­ser­va­teur en chef des man­u­scrits hébraïques à la Bib­lio­thèque nationale de Paris, Michel Garel traduit cette œuvre dans les trois styles lit­téraires de la plume de Judah Ibn Tib­bon, en vers, prose et prose rimée con­fon­dus. Précédée d’une intro­duc­tion, sa tra­duc­tion est suiv­ie d’un com­men­taire qui boule­verse la per­cep­tion que les his­to­riens de la pen­sée juive avaient jusqu’ici de cette composition.

Cet ouvrage nova­teur com­porte un cahi­er couleur hors texte de huit pages. Il est pré­facé par Joseph Shatzmiller, pro­fesseur émérite à Duke Uni­ver­si­ty (Durham, North Ca.). Post­face de Bruno Mar­ty, ancien chargé de mis­sion au Cen­tre de Con­ser­va­tion du Livre, à Arles.

Tra­duc­tion (hébreu médié­val) : Michel Garel
Thèmes : spir­i­tu­al­ité hébraïque, judaïsme, histoire
Col­lec­tion : Spiritualité
À paraître : 11 novem­bre 2021